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Les Chroniques de Valmor

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Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Jeu 14 Fév - 6:53


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Royaume d'une Princesse aux Larmes Eternelles
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=== L'Apostat ===

Il y a bien longtemps, avant même que la venue de la race des humains ne foule ce monde, une triste découverte allait renverser la destinée du peuple des contrées de Elendun.


Elendun, berceau de la Magie Elfique.
Cette région regroupait les différents secteurs du développement de la magie du monde Elfique. Leurs connaissances étaient très grandes et leurs recherches étaient plutôt vastes et floues. Le but de ces secteurs? Trouver l’ultime force capable de protéger leur civilisation. Egoïstement, certains elfes n’hésitaient pas à détourner leur savoir au profit de toutes sources et convictions tant et si bien qu’ils puissent obtenir ce que bon nombre de leurs frères souhaitaient, la maîtrise absolue de la magie et ainsi garantir la sérénité de leur race. Ils étaient tous en compétition.

Un Haut Mage Flamboyant était responsable du département sur la recherche de la magie des éléments. Son nom? Murdoc.
Murdoc puisait l’énergie de sa magie dans l’élément du Feu, bien qu’il était l’un des seuls Hauts Mages Elémentaires maîtrisant chacun des éléments. Respecté pour sa puissance et son intelligence supérieure qui lui donna son rang, il était chargé de l’élaboration d’un sort pouvant protéger Elendun de toute éventualité hostile voulant dérober leur précieuse découverte si un jour la reconnaissance éternelle illuminerait l’esprit d’un des leurs.

Cloîtré dans son laboratoire, Murdoc réussit, après des années de recherche, à invoquer de terribles forces. Alors qu’il tentait de maîtriser toute cette puissance, il perdit le contrôle. Seul, il était incapable de contenir de telles énergies. Il venait de fusionner les quatre éléments en un seul et unique point. Murdoc tenait entre ses mains ce qui devait enfin mettre fin à tous les efforts de ses frères.
Mais avant même qu’il comprenne ce qu’il venait de créer, l’ultime force ainsi découverte balaya en un clin d’œil d’une terrifiante explosion dévastatrice les trois quarts de Elendun.
Détruisant non seulement les villes mais emportant avec elle un bien funeste butin.


Dernière édition par Iryei de Valmor le Jeu 8 Jan - 21:44, édité 15 fois
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Re: Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Ven 15 Fév - 4:21

=== La tragédie ===

Non loin de cette effroyable tragédie qui porte désormais le nom de Apostat, vivait Mai. Femme de Murdoc, elle était également la mère de ses deux enfants. Mai faisait partie de l’Ordre Sacré de la ville d’Asthar.

Cette confrérie, composait des prêtes et prêtresses du royaume, avait pour but : le savoir divin. Leurs connaissances apportées soins, guérisons, force et vitalité. Seules les femmes possédaient un mystérieux pouvoir. Inconnu de tous, elles maîtrisaient des sorts d’envoûtement.
Mai était de la plus haute classe de l’Ordre Sacré d’Asthar et été donc élevée au rang de Prêtresse Divine.

Elle enseignait et transmettait tout son savoir accompagné de son pouvoir secret à sa dernière fille, Sheerka.
Sheerka n’était alors âgée que de 12 ans et se voyait déjà dotée d’une infinie sagesse. Vertu nécessaire pour un jour prétendre au rang de sa mère.

Soudain, un tremblement de terre secoua les bâtiments d’Asthar. Aussitôt suivit une onde de choc projetant violemment à terre les résidents. Une odeur alors inconnue parcourait les couloirs des bâtisses ébranlées. Tous se relevèrent pour s’appuyer aux fenêtres traversées par une étrange lueur orangée aux reflets ensanglantés.


Cathédrale d'Asthar
Des cris de peur encombraient un brouhaha exprimant un étonnement curieux général face à l’horizon Ouest de la ville. Une immense colonne d’une étrange fumée et de poussière, montait lentement semblant soutenir un ciel macabre s’étalant doucement au-dessus de la terre. La clarté du soleil n'était plus. Les ténèbres avait recouvert toute la région.
Il n’y avait plus aucun doute, cela venait bien de Elendun.


L'Apostat


Dernière édition par Iryei de Valmor le Ven 7 Nov - 19:30, édité 9 fois
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Re: Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Ven 22 Fév - 2:28

= = = Le Départ = = =

Néant, désolation et mort était le quotidien désormais des plaines brûlées de Elendun. Quelques malheureux tentaient de subsister en vain. Cela fait maintenant quelques mois que l’Apostat a renversé la vie des habitants de cette contrée. Des plaines verdoyantes aux milles fleurs et arbres fruitiers il n’y avait plus que sable et poussières.
Malgré la mobilisation du continent touché par cette horreur, rien ni personne ne pouvait refaire ou recréer le passé. La cicatrice du pays provoquait la discorde parmi le peuple. Beaucoup reprochaient à Murdoc son égoïsme à ne pas partager ses recherches ce qui eu pour conséquences ce que nous savons tous à présent. La survie difficile des familles des Mages marquée de haine le cœur des survivants.


Elendun après l'Apostat
Les premiers touchés par cette hostilité était bien sur les proches du Haut Mage Flamboyant. Mai souffrait de supporter non seulement les regards mais aussi les remarques désobligeantes des siens. L’atmosphère à Asthar devenait lourde et sa vie était devenue pesante. Elle aidait assidûment ceux qui avaient décidé de rester sur Elendun. C’était pour elle un moyen de comprendre et de soutenir le malheur et la tristesse des sinistrés.
Sheerka l’aidait tout en parachevant son apprentissage auprès de sa mère. D’autant plus que cette dernière n’avait plus de nouvelle depuis bien longtemps de sa fille aînée.

Epuisée par le poids d’une responsabilité dont elle n’y pouvait rien, Mai décida alors de quitter Asthar. Elle en référa à ses supérieurs qui lui donnèrent leur aval. Ils n’accablaient pas leur fidèle élément mais ils avaient bien compris que cet évènement affecté cruellement Mai et son entourage.
Elle leur demanda une requête avant de rassembler ses biens. Elle pria ses Frères de l’Ordre Sacré d’Asthar afin qu’ils accueillent dans la dignité sa fille partie lorsqu’elle serait de retour si un jour elle revenait. Qu’ils lui racontent l’histoire de Elendun et lui indiquent où sa mère avait décidé de s’installer.
C’est alors, justement, qu’un des Prêtres Divins lui demanda où elle pensait se recueillir. Mai répondit après quelques minutes d’un silence royal « je pars pour Valmor… »
« VALMOR ?! » s’écria le Prêtre Divin, « Pourquoi là-bas Mai ? L’hostilité des ces terres auront raisons de toi ! Personne ne peut vivre dans ces montagnes au climat glacial. Personne ! » Seul l’écho de l’immense salle d’audience répétant inlassablement le dernier mot de ces paroles répondait aux Prêtres.
Mai releva la tête, elle fixait alors chacun de ses Frères et répondit « la vie à Valmor n’est rien à celle que les gens d’ici, ceux qui se disaient être mes amis, mon peuple, ma race me font subir. » Les Prêtres Divins détourna le regard de Mai pour baisser les yeux vers les froides dalles du sol. Seul l’intéressé la regardait toujours et lui promit d’accueillir sa fille aînée sans distinction.

Quelques jours après, c’était le grand départ pour Mai et Sheerka. Plusieurs caravanes et autres charrettes formaient le cortège. Beaucoup s’étaient rassemblés dans l’allée centrale. D’autres observaient la scène depuis leurs fenêtres et balcons.
Rien, pas un mot. Seul le claquement des sabots des bêtes sur les pavés semblait trahir l’impatience du départ de leur jadis Prêtresse Divine et ses proches. Une fois tous prêts, la foule s’écartait sous le passage du convoi.
Soudain, les vingt deux cloches de la Cathédrale d’Asthar se mirent à raisonner, entamant un air familier. Mai regarda en hauteur sur sa gauche. Un ami de sa Classe lui disait adieux de leur mélodie préférée. « Ecoute Sheerka, écoute Asthar nous dire adieux. »
Ils avaient à peine franchi les portes de la ville qu'à l’horizon déjà se dessinaient les monts glacés des contrées de Valmor…


Les monts de Valmor


Dernière édition par Iryei de Valmor le Ven 7 Nov - 19:33, édité 2 fois
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Re: Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Ven 7 Mar - 4:58

= = = L’exode = = =

Les jours et les nuits défilaient. La caravane avancée inlassablement. Rien ne semblait pouvoir stopper le convoi. Jours après jours la douce chaleur des caresses des rayons du soleil était de plus en plus rare. Non seulement la lumière s’affaiblissait mais le froid gagnait du terrain.
Les pieds des marcheurs et des bêtes foulaient un sol aussi dur que la pierre dans leurs premières avancées. Depuis longtemps déjà il n’existait de route ou de chemin. La caravane devait se frayer un passage à travers d’épaisses forêts serpentant entre d’immenses troncs d’arbres tel un dragon jouant avec les nuages.

La terre avait laissé sa place à un tapis blanc immaculé s’étendant sans fin et sans limite. Tous les repères n’existaient plus par l’infinité d’un horizon perpétuel. Avancer sur ce sol encore inconnu pour beaucoup était des plus difficiles. Les hommes guidant les cheveux et les bœufs ainsi que les guerriers escortant le cortège sur sa périphérie s’enfonçaient dans ce sol blanc et glacial jusqu’aux genoux. Chaque pas était un défi. Les premiers étaient remplacés toutes les heures par les suivants afin de se reposer en queue de la caravane. La neige étant damée derrière le passage des lourdes charrettes et de leurs imposants attelages.


La progression
Le silence de ces lieux était troublé par des sifflements et des cris venant des éclaireurs lancés en amont.
L’organisation devait être rigoureuse afin de ne pas perdre un minimum de temps dans ces forêts denses et peu accueillantes. Les marcheurs étaient tous devant. Ainsi ils préparaient le chemin aux bêtes. Une vingtaine d’hommes divisés en deux groupes répartis sur les flancs hissaient avec des cordes autour des arbres les attelages des charrettes enneigées dans l’épais manteau de neige.
Les journées semblaient interminables. Chaque soir, il fallait bivouaquer en installant un campement de fortune autour des bêtes qui réchauffaient les hommes et femmes. Durant leur progression les femmes, elles, étaient chargées de ramasser du bois pour alimenter toute la nuit un immense feu. Ce feu allumait au centre du camp maintenait une douce chaleur appréciable par ces nuits horriblement glaciales.
Celles qui ne dormaient pas pour s’occuper du brasier, se reposaient la journée à bord des carrioles.


Le bivouac
Après des jours de voyages dans ces conditions, la lumière du soleil peinait à dépasser la cime des monts qui entouraient maintenant notre caravane. Sans cette chaleur naturelle la température chuta brusquement. Les conditions en étaient que plus rudes et commençaient à affaiblir le moral des troupes. Le froid, l’humidité, les difficultés à avancer ainsi que l’éternelle continuité de ce blanc minaient cruellement l’espoir de chacun.
Chaque soir Mai visitait un à un ces femmes et ces hommes qui croyaient en elle. Elle passait beaucoup de temps avec eux. Elle leur permettait de croire en une nouvelle vie, une renaissance autant spirituelle que physique. Les générations qu’ils allaient offrir à leur peuple se verraient dotée d’incroyables talents. D’une formidable résistance et d’une exceptionnelle endurance. Leurs enfants deviendraient l’aboutissement de leur race. Ils seraient de grands guerriers aux pouvoirs enviés par leurs semblables et leurs ennemis. Leurs mages seraient pourvus d’une résistance aux éléments, capables de jouer avec le climat et modifier le temps. Quand aux prêtres, ils pourront guérir n’importe quelle maladie. Ils auront acquis un pouvoir de régénération proche de l’éternité. Leur sagesse n’aurait plus de limite.
Nous aurons alors notre propre identité. Nous aurons alors notre propre race. Nous serons une entité entière et autonome. Nous pourrons vivre sans jugement d’autres. Nous serons nous et nous écrirons notre Histoire. Nous sommes l’évolution de notre race.

C’est sur ces paroles que chacun s’endormait la tête remplie de rêves et de croyances. La fierté de chacun leur offrait la volonté d’avancer mais aussi de réussir à créer leur futur, oubliant peu à peu ce froid qui devenait leur quotidien.


Dernière édition par Iryei de Valmor le Dim 9 Nov - 0:42, édité 2 fois
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Re: Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Ven 7 Nov - 20:32

= = = Valmor = = =

Les premières bâtisses étaient enfin construites. Heureusement, les Monts de Valmor regorgeaient d’épaisses forêts aux bois durs comme le fer. Les abris construits étaient aussi résistants que la pierre. Les bûcherons y laissèrent leurs sueurs et quelques haches afin d’abattre cette matière première nécessaire à la survie de leur famille.
Ces forêts étaient l’allié idéal au rude climat. Offrant ainsi une symbiose défensive aux malheureux perdus. En effet l’éternelle tempête de neige au blizzard glacial et à la visibilité quasi nulle, formait une barrière naturelle infranchissable à quiconque tentait de s’approcher. Le bois quant à lui offrait une protection naturelle par ses qualités d’isolant. Campés au milieu, les réfugiés pouvaient construire, chasser et s’abriter. Tout simplement vivre et non plus survivre.


Les bâtisses de Valmor
Une haute muraille constituée de gigantesques troncs était dressée tout autour du village qui alors commençait à prendre forme. Elle était parfaitement étudiée par les charpentiers afin que les vents violents qui la frappent, ricochent, s’élevant aussi haut que leur souffle les entraînent. Provoquant ainsi de lourdes colonnes entières de neige tel un immense geyser abritant au centre, un village. Accélérés par cette muraille, les flocons de neiges fondaient par leur fulgurante ascension. Une fois redevenus de simples gouttes d’eau, ils redescendaient rapidement sous leur propre poids formant ainsi des cristaux de glaces acérés comme la plus fine lame jamais affûtée. Ces milliers de petites lames retombaient aux abords du village, découpant le feuillage et tranchant les branches les plus fragiles des arbres sur des centaines de mètres à la ronde.
Ce phénomène donnait à l’endroit un étrange sentiment opposé. Chaotique par sa destruction ; sage par la sérénité qui se dégageait des lieux.


La Muraille
La vie commençait vraiment pour ceux qui croyaient en leur Prêtresse bien aimée. Dur était le climat, dur était de vivre mais la chaleur et les douces paroles que Mai diffusait, ravivaient le cœur des plus tristes, entretenaient la force des convaincus. Quelques uns se demandaient bien ce qu’ils faisaient ici et d’autres avaient la ferme conviction d’appartenir au futur. La majorité savait qu’ils évoluaient. Rejetés par leur semblable, ils devenaient l’évolution de leur race. Bientôt ces mêmes Elfes seront à leurs pieds. Bientôt ils demanderont clémence. Bientôt la proie deviendra le prédateur et alors une nouvelle race verra le jour. Les Valmorians seront les Êtres supérieurs, leur puissance et leur sagesse gouverneront toutes les contrées.

Afin d’être accepté et de devenir un Valmorian il faut deux conditions. Être de la même race et apporter une contribution personnelle au développement du peuple de Valmor. Sauf rares exceptions, tous étaient d’origine Elfique.
Les Valmorians ne sont pas belliqueux. Ils prônent leur indépendance par le commerce et leur quiétude. Cela dit, les connaissances sans limite de la Magie des Élus, fait de Valmor un redoutable allié. Ne cherchant pas la guerre, rien ne les empêche d’y participer.
Cependant, il n’y a qu’une seule raison qui les transcende en une féroce cruauté, tuer les responsables de leur exile.


Les portes de Valmor
Bien que paisibles commerçants, artisans ou paysans, un Être assoiffé de sang sommeil en chacun. Les prières des Prêtres Divins révèlent à chacun son rang, son rôle et ses missions. Lors de ce rituel appelé « Renaissance » l’individu en transe est guidé au devant de sa destinée par le Prêtre. Le choix accepté, des épreuves spirituelles et physiques s’offrent à lui. Une marque apparaît alors sur son corps, symbole de son éternelle dévotion à son peuple, à sa race. Cette marque tribale scelle son âme aux fantastiques pouvoirs qu’il apprend à maîtriser lors des épreuves.
Par ce sceau, les Prêtes Divins réveillent les guerriers Valmorians afin de protéger leur nation. A la fin de la Renaissance, seuls sont appelés « Elus » ceux qui traversent le rituel sans faiblir. Ils sont alors promus au rang supérieur, la classe des Combattants.
Les Combattants constituent l’armée Valmorianne. Nous trouvons entre autres les Exécuteurs, les Furies dont quelques Matriarches, les Assassins, les Mages et les Sorcières sans oublier bien entendu les Prêtres. Mais nous avons tout le temps de revenir sur ces rangs.

Pendant ce temps, à des lieues de là dans les plaines de Elendun, les portes d’Asthar s’ouvraient devant une petite silhouette encapuchonnée aux bottes de cuir noir…
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Re: Les Chroniques de Valmor

Message par Iryei de Valmor le Ven 5 Déc - 5:21

= = = Premier contact = = =

Surpris par le manque de surveillance à l’entrée d’Asthar, l’étranger s’engouffrait dans les rues de la citadelle. D’un pas tout aussi léger que sûr, l’ombre encapuchonnée foulait les pavés ; elle semblait connaître les lieux et s’y déplaçait avec une certaine aisance.
La ville tout entière ne ressemblait pas ou plus aux souvenirs de notre invité qui paradoxalement empruntait des ruelles sans hésitation le conduisant ainsi devant les grandes portes de la Cathédrale de l’Ordre Sacré d’Asthar. Au sommet des escaliers, deux gardes postés obstruaient l’accès.

«Ola étranger, cesse donc ta course et décline ton identité !» cria le garde de droite. «Mon nom importe peu soldat. Je viens ici demander audience auprès de Mai, Prêtresse Divine d’Asthar, va donc m’annoncer» répondit l’étranger.
A l’écoute du nom de Mai, les deux gardes se regardèrent, les yeux grands ouverts. Aussitôt l’on put lire sur leur visage la présence d’un danger auquel ces deux là, l’avaient bien compris, n’y pouvaient pas grand-chose. «Par Balthazar ! Dépêche toi de prévenir le Prêtre Divin Igorh» ordonna le garde à son acolyte « Qu’Ulrock me protège » marmonna t’il dans sa barbe dégainant à deux main son glaive qu’il pointait tout tremblant face à l’étranger. «Ne bouge surtout pas ! J’attends les directives»

Après quelques longues et interminables minutes le deuxième garde accouru aux côtés de son équipier «c’est bon étranger Igorh souhaite te rencontrer mais, avant cela il me faut ton nom».
«Annonce donc à ton Igorh que l’héritier de la Prêtresse Divine Mai et du Haut Mage Flamboyant Murdoc est de retour.» Une fois encore, à l’annonce du nom de Murdoc qui semblait ricocher de pierre en pierre dans l’immense hall d’entrée de la Cathédrale, les deux gardes croisèrent leur regard. Semi fléchis comme abasourdi par une cruelle nouvelle, l’un à côté de l’autre, un frisson les pétrifia. «MuMuMurr... Murdoc ?! Il a dit l’héritier de Murdoc ? Ulrock ait pitié de nous !» Et les deux courageux s’enfoncèrent au fond de l’entrée en hurlant le nom de leur Prêtre Divin.
Surpris de cette réaction l’étranger ne bougeait pas. Cloué sur le parvis, les yeux écarquillés. Quand une lumière venant du couloir où avaient disparu les terrorisés attira l’attention de l’ôte. Une douce lumière envahie alors le hall de la Cathédrale. Un homme se tenait maître de cette incandescence. Un Prêtre Divin sans aucun doute. Derrière lui, avançaient deux têtes familières coiffées de casque gigotant qui observaient de part et d’autre des coudes du Prêtre. «Allons bon, cessez, vous ne craignez rien en ces lieux bénis» leur dit Igorh cherchant à rassurer ses gardes.
«Je suis Igorh, Prêtre Divin d’Asthar, je suis le responsable de ces lieux. D’après ce que j’ai pu comprendre, tu es l’héritier de Mai et de Murdoc ?! Ne serais-tu pas…»
Soudain, l’étranger agrippa le haut de sa capuche par le revers de sa main gauche et d’un seul mouvement, ôta l’ensemble du déguisement pour le laisser glisser de sa main au sol.
«Iryei, fille aînée de Mai et de Murdoc.» révéla l’étranger.
«Une femme ?!» s’étonnèrent les deux courageux, tapis derrière Igorh.
«Je dois m’entretenir avec Mai, je dois la voir au plus vite Prêtre Igorh» exigea Iryei.
«Hmm… Mon enfant, je connais ta destinée et son périple. Tu dois bien être fatiguée. Sois la bienvenue en la demeure d’Ulrock ainsi que celle de Mai, ta mère. J’ai bien des choses à te raconter, bien des choses ont changé après tant d’années Iryei. Tu es partie si jeune et te voilà bien grande. Je ressens au fond de toi une terrifiante puissance où gravitent autour haine et colère. Le Chaos alors que tu rayonnes d’amour au son du nom de ta mère.»

Tous les trois observaient attentivement Iryei.
Une silhouette fine mesurant environ un mètre soixante-quinze posée sur de grandes bottes de cuir noires, ornées de boucles en métal brillant parcourues de motifs entrecroisées. Une multitude de fermoirs remontaient sur les côtés des bottes, les serrant ainsi contre les jambes de la demoiselle.
Elles terminaient leur course a mi-cuisse. Le reste des jambes était nu jusqu’à ses hanches sur lesquelles reposait une ceinture noire, brodait d'or servant d’attache à son arme.
Un habit noir et blanc d’une matière inconnue collait méticuleusement les courbes de son corps, dessinant ainsi le moindre contour de sa silhouette. Il semblait tout aussi serré que confortable. Des bretelles noires sur lesquelles reposaient de grandes épaulettes gainées de cuir noir aux motifs d’or et paraient d’anneaux métalliques dorés. La tenue exhibait un généreux décolleté laissant respirer une poitrine bombée par un laçage entrecroisé d’une fine dentelle sur l’arrière du vêtement. De multiples ornements et de boucles de métal dorés parcourraient cette tunique qui n’était qu’autre qu’une armure.
Une chevelure blanche aux nuances bleutées coiffée d’un chignon, caressait sa nuque au moindre mouvement de tête. Un visage aux traits fins esquissait un sourire. Des yeux d’un bleu si profond qu’ils semblaient faire transparaître l’Âme de la demoiselle. Une étrange marque bleue entourait l’œil gauche. Comme un tatouage… Une Rune, peut-être. De fines lèvres foncées aux couleurs violines terminaient un léger maquillage sombre sur ce visage contrasté par sa pureté.
Elle avait une peau si blanche qu’ombres et lumières jouaient dans le moindre recoin, changeant du blanc au bleuté pour finir sur un violet pâle.
Ses bras semblaient sortir des grandes épaulettes. Ils étaient enveloppés dans l’habit et des mitaines de cuir noir protégeaient ses mains et exposaient des symboles dorés.
Iryei tenait dans sa main droite, son bâton doté d’un œil à son extrémité qui semblait observer la scène. De millier de flammèches rougeoyantes crépitaient autour. Cette mystérieuse danse semblait interagir avec l’étrange marque sur le visage de la demoiselle.

«Où est Mai et où est ma sœur ? Je perds patience homme de Foi» demanda Iryei. «Où est Murdoc ?» crissa t’elle des dents.
«Suis moi jeune fille, il est grand temps que tu apprennes ce qui c’est passé. Pourquoi Elendun est ainsi maudit» rétorqua Igorh.
«Je suis ici pour Murdoc. Il doit payer, il doit payer de sa vie ce qu’il m’a fait. Murdoc doit mourir et il mourra de mes mains.» énonçait lentement Iryei du bout de ses lèvres crispées, ses dents collées les unes au autres.
Igorh tenta d’apaiser son invitée, laissant pétrifiés de terreur les deux gardes au sol. Il l’accompagna dans les dédales de la Cathédrale, dans les anciens appartements de Mai. Il lui expliqua que Murdoc n’était plus ici, ainsi que Mai et Sheerka également. Il lui demanda de se reposer ici et lui promit la vérité sur ses interrogations, tout ce qu’elle désirera connaître dès son réveil. Ce fut sa promesse auprès de Mai.


Iryei
Étrangement, la garde fut renforcée du côté de la Cathédrale d’Asthar…
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